Rénovation du PS

Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 00:29

montebourg Arnaud Montebourg a créé un mouvement de réflexion, La Rose et le Réséda. Interrogé par Le Monde dans son édition du 5 février, le député de Saône-et-Loire dévoile le triple objectif de son mouvement.

Arnaud Montebourg souhaite que La Rose et le Réséda face office d'université populaire itinérante avec l'intervention régulière de conférenciers pour présenter et discuter des sujets divers.

Ce sera également "une école de formation et de combat politique" avec des enseignements dispensés sur Internet et d'autres en Saône-et-Loire, fief d'Arnaud Montebourg.

Enfin, comme Terra Nova, La Rose et le Réséda à vocation à être un think tank produisant des avis et publications sur plusieurs thèmes politiques.

Arnaud Montebourg est un habitué de la création de mouvements, mais cette fois, il ne veut pas d'un enième courant de pensé, mais vraiment d'une structure participative, accessible à tous.

Pourquoi un tel nom? La rose est le symbole du Parti socialiste, le réséda est une plante peu spectaculaire mais aux propriétés médicinales. L'ensemble est un magnifique poème de Louis Aragon, écrit pendant l'Occupation, parlant de l'union de "celui qui croyait au ciel" (la couleur blanche du réséda pouvant être associée au catholicisme) et de "celui qui n'y croyait pas" (la rose rouge, couleur révolutionnaire) au service de "la Belle", c'est-à-dire la France.

Dans l'Allier, le mouvement Rose Réséda est animé par Raoul Diat, socialiste vichyssois, et Jacques Lahaye, conseiller municipal d'opposition socialiste de Moulins. Vous pouvez les contacter à l'adresse suivante : 03@arnaudmontebourg.fr

Souhaitons à La Rose et le Réséda de trouver un terreau favorable en cette période!

Arnaud Montebourg - Parti socialiste - la rose et le réséda - Louis Aragon

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Rénovation du PS
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 15:47

Les Jeunes Socialistes de l'Allier sont heureux de vous apprendre que Benoît Hamon, arrivé en tête dans l'Allier lors du vote interne du PS sur les motions, est le nouveau porte-parole du Parti Socialiste. Toutes nos félicitations pour cette nomination !



Et plus généralement, nous adressons  tous nos voeux de réussite à l'ensemble de la nouvelle direction du Parti Socialiste qui saura, sans nul doute, relever les défis qui se présentent à elle !

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Rénovation du PS
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 17:56
La section PS de Saint-Germain-des-Fossés vient tout juste de lancer son blog:


La rose saint germanoise


n'hésitez pas à vous y rendre!


Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Rénovation du PS
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 10:40

(Libération du 25 octobre 2007)

Benoit-Hamon.jpg

Les socialistes sont-ils aujourd’hui capables de définir une position commune sur le traité européen de Lisbonne ?

Oui, incontestablement. Mais cela suppose, au préalable, que nous soyons d’accord sur le fait que nous n’avons affaire ni au même texte ni au même contexte. Cela suppose aussi que nous nous accordions sur les principes qui doivent dicter notre choix. J’en distingue trois. Le respect du peuple français et du message adressé lors du référendum du 29 mai 2005. Le choix de nous prononcer lucidement sur ce texte en expliquant aux Français les progrès institutionnels qu’il permet mais aussi les concessions faites aux eurosceptiques et ses immenses lacunes sur les questions sociales, fiscales, budgétaires et monétaires. Enfin que notre choix reste fidèle à l’engagement européen historique des socialistes et inscrit dans les combats futurs de la sociale démocratie européenne.

N’est-il pas un peu court de se contenter d’un consensus sur ce seul constat ?

Il fallait d’abord se mettre d’accord sur le diagnostic et les principes. Et personne, parmi les partisans du oui ou du non, ne conteste qu’il s’agisse d’un texte médiocre.

La discussion sur le référendum, à partir du moment où il n’aura pas lieu, n’est-elle pas un faux débat ?

Respecter le peuple français, ce serait ne pas ratifier un texte comme celui-là dans son dos. Mais c’est ce que se prépare à faire Nicolas Sarkozy. Parce qu’il n’a pas envie de perdre, et parce qu’il a donné des garanties à l’Allemagne sur l’assurance d’une ratification par la France. Abandonner notre revendication d’un référendum parce que le Président n’en veut pas, ce serait renoncer à montrer qu’il existe une autre voie, plus démocratique.

Etes-vous d’accord avec Ségolène Royal qui estime que «la procédure d’adoption, parlementaire ou référendaire, n’est plus une question de principe» ?

Non. Là où le peuple a défait quelque chose, il est le seul à pouvoir le refaire. Et c’est un peu compliqué de changer la ligne fixée par le PS au Mans, défendue ensuite pendant la présidentielle par Ségolène Royal.

Sur le fond, le PS a-t-il un autre choix que l’abstention ?

Selon moi, le fond du texte est si loin de ce qu’il serait nécessaire de faire pour relancer l’Europe qu’il ne nous permet pas de l’accepter. Mais la social-démocratie européenne a choisi de l’adopter, car ses avancées institutionnelles sont, à ses yeux, un petit pas nécessaire pour espérer, demain, changer les politiques européennes. La sociale démocratie européenne reste notre famille. La position du PS pourrait donc être l’abstention politique lors du vote du Congrès.

Ne s’agit-il pas d’une habileté destinée à éviter le retour des divisions socialistes sur la question européenne ?

Ce n’est ni une manœuvre, ni la seule voie trouvée par les socialistes pour trouver une synthèse entre oui et non. C’est une position qui porte un message d’insatisfaction, mais aussi une volonté de rester à l’intérieur du cadre européen. La vraie manœuvre est celle de Nicolas Sarkozy, qui fait savoir qu’il s’agit du dernier moyen qu’il a trouvé pour déstabiliser le PS.

Certains comme Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë se prononcent en faveur du oui. Ne craignez-vous pas de nouvelles divisions en 2008 ?

Je donnerai ma position si nous n’arrivons pas à arrêter une position commune et lisible pour les Français. Pour l’instant je travaille à rechercher ce moyen de rassembler les socialistes sur la question de l’avenir de l’Europe car je ne crois pas que la répétition des désaccords d’hier concoure à nous rendre utiles au débat.

Par mjs03 - Publié dans : Rénovation du PS
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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 09:23

Coqueluche des médias, Benoît Hamon est l'un des "jeunes" qui montent au sein du Parti socialiste. Porte-parole du PS durant les législatives, son nom est de plus en plus cité pour prendre la succession de François Hollande. Pour leJDD.fr, ce cofondateur du NPS, tenant d'une ligne à gauche, a accepté de faire le bilan de La Rochelle et de se projeter dans l'avenir.

Au bout de ces trois jours, quel bilan tirez-vous de La Rochelle ?
Finalement, cela a été un rassemblement inoffensif, dans le sens où l'on nous promettait le pire. On a vu des députés socialistes attachés à se remettre au travail et ce n'est pas de la langue de bois. Avec un souci de la base au sommet du PS de la jouer collectif, d'inscrire sa contribution personnelle dans la construction d'une intelligence collective. C'est un peu triste de le dire mais c'est déjà une victoire, qui montre à quel point on pouvait être malades. C'est donc une bonne nouvelle. On a de nouveau envie de tirer dans le même sens. Combien de temps cela durera ? Je ne sais pas. Le plus longtemps possible j'espère. L'université de La Rochelle a été utile en cela, à un moment qui est celui du diagnostic. Je ne dis pas que les uns et les autres n'ont pas des idées très tranchées sur ce diagnostic mais il fallait commencer à retrouver cette capacité à se parler les uns et les autres sans s'accuser.

Pourquoi a-t-il fallu attendre La Rochelle pour retrouver cette possibilité ?
On est forcément toujours plus sérieux quand on a des invités extérieurs, qui par la qualité de leurs interventions, leurs réflexions, nous tirent vers le haut.

Les absents finalement, tel que Jean-Luc Mélenchon, qui a souvent le verbe haut, ont eu raison de s'abstenir ?
Je ne sais pas. S'il était venu, il aurait assisté à de beaux débats. Si tout le monde avait été là, vous auriez dit, 'c'est toujours les mêmes tronches' et quand ils ne sont pas là, vous dîtes 'voilà, ils désertent'. Dans tous les cas, on était fautifs. Ils n'étaient pas là et ça s'est bien passé. A mon avis il n'y a pas de lien de cause à effet.

"La question de la redistribution est prioritaire"

Que tout le monde travaille avec tout le monde est devenu le mot d'ordre au PS. Mais est-ce véritablement possible de faire travailler ensemble les courants ?
D'une certaine manière, cela existe déjà. A notre modeste étage, on s'est réunis, nous les gens de la nouvelle génération, les 30-40 ans, entre strauss-kahniens, fabiusiens et membres du NPS. On a réussi à faire l'inventaire de nos désaccords et de nos accords. On s'est rencontrés avant l'été, on va le refaire à la rentrée, dans le but d'évacuer les préjugés que l'on peut avoir sur les avis des uns et des autres. On a évoqué la question sociale, démocratique, celle du marché, celle de l'Europe, de l'immigration, de la sécurité, afin de mesurer l'ampleur de ces désaccords. C'est un travail passionnant car il nous permet de faire le tri entre le bon grain et l'ivraie, de vérifier ce qui motive vraiment l'existence aujourd'hui des sensibilités au sein du PS. Car il y a des traditions politiques différentes, des cultures politiques différentes. Et en même temps on veut faire en sorte que les débats s'organisent autour des vraies lignes de clivages qui existent entre nous et pas sur les positions supposées d'untel.

Et vous n'effectuez pas ce travail avec les "royalistes" ?
Le "royalisme" est un objet politique non identifié. D'ailleurs, ce n'est pas encore un courant. Quand j'entends un Vincent Peillon, il ne dit pas forcément la même chose qu'un Julien Dray, et pourtant ils sont tous les deux "royalistes". On peut discuter facilement avec les individus mais avec le groupe "royaliste", c'est plus compliqué. On sait ce que Ségolène Royal pense mais quand certains de ses soutiens disent qu'ils ne sont pas d'accord avec ce qu'elle a proposé, cela devient complexe.

Maintenant que le diagnostic est posé, quelles sont les questions sur lesquelles il faut particulièrement travailler, voire trancher ?
La redistribution, sans aucun doute. Aujourd'hui, on a tendance à penser notre rôle comme 'on n'aurait pas fait comme le gouvernement', ce qui est bien. Sauf que si on revient au pouvoir dans cinq ans, tous les instruments auxquels on fait traditionnellement appel à gauche pour redistribuer la richesse, pour organiser les services publics, pour protéger les individus - que sont par exemple le service public, la sécurité sociale - seront encore plus dégradés demain qu'ils ne le sont aujourd'hui. Parce que les recettes fiscales ne cesseront de baisser, donc les capacités d'intervention de l'Etat seront encore plus faibles. Parce qu'en 2009, la directive Bolkestein aura été mise en oeuvre. Il faut penser la séquence actuelle ainsi: comment faire en sorte que les instruments de redistribution sociale pour lutter contre les inégalités sociales soient demain efficaces ? Ils devront faire appel à de nouveaux prélèvements, à de nouveaux financements. Ce sont des questions hyper lourdes. Pour moi, c'est cette question qui est la priorité et c'est sur celle-ci que nous aurons de gros débats.

"C'est moins la droitisation de la société que la droitisation du PS"

Votre vision de la redistribution est très éloignée du donnant-donnant de Ségolène Royal...
Je crois qu'on a eu un tort durant cette campagne présidentielle, c'est d'insister sur la dénonciation de la société de l'assistanat. Dès lors que la gauche embraye sur ce discours-là, tenu par la droite, il y a effectivement plus de chance que les gens votent pour Nicolas Sarkozy. Evidemment qu'il y a des gens qui abusent du système. Mais si on ne comprend pas qu'aujourd'hui, ces abus sont instrumentalisés par les entreprises et le pouvoir politique en place pour remettre en cause ce système, on fait une erreur dramatique. De plus, cette dénonciation de la société de l'assistanat a eu une double conséquence: stigmatiser une population qui serait par définition parasite et contribuer à la remise en cause des mécanismes de solidarité de protection sociale. Tout ça pour dire quoi au final: il faut valoriser la responsabilité individuelle, la responsabilité de celui qui est assisté de s'en sortir seul, de celui qui est malade de payer une franchise pour la maladie. C'est un tort d'embrayer sur ce discours-là.

Un tort qui accompagne la droitisation de la société ?
C'est moins la droitisation de la société que la droitisation du PS. On a l'impression que sur un certain nombre de sujets, on donne le sentiment d'avoir été convaincus par les axiomes de l'adversaire. On ne donne pas spécialement l'impression de courir après la droite, mais on donne, à mon sens, le sentiment d'avoir perdu le fil de nos valeurs.

Certains souhaitent une ligne claire et affirmée du PS sur la social-démocratie. Vous applaudissez ?
Certains disent 'allez, il faut que le PS abandonne sa prétendue exception et s'aligne sur les standards de la social-démocratie européenne'. Mais la social-démocratie européenne, si on regarde dans quel état elle est, elle dirige trois pays sur 27 (Grande-Bretagne, Italie, Portugal, ndlr), c'est une blague ou quoi ? On a perdu la présidentielle sur une ligne, justement, qui a provoqué de la confusion. Ce qui me frappe c'est la paresse des éditorialistes et des hommes politiques, qui se sentent obligés de répondre aux sommations de la pensée dominante à ce sujet-là. Moi, ça ne m'intéresse pas ces conneries.

Qu'est-ce qui vous intéresse ?
Je ne fais pas de la politique pour être dans le commentaire, je fais de la politique pour être en capacité d'avoir des instruments capables de transformer la société. Ces instruments sont en crise chez nous, mais aussi partout en Europe, ce qui justifie la crise de la social-démocratie européenne. Ce qui m'intéresse c'est prioritairement la reconstruction de ces instruments pour lutter efficacement contre ce que je considère être le creusement des inégalités.

Beaucoup vous voient comme le futur premier secrétaire, vous en pensez quoi ?
Ça fait chaud au coeur. Je ne suis pas insensible quand on évoque mon nom pour prendre la direction du PS français, le parti de Blum, de Mitterrand, ce n'est pas rien. Ça me touche mais le casting est important, on doit être une dizaine à être cités pour prendre le poste de premier secrétaire. Mais je pense que tout ça, c'est le feuilleton de l'été. Ce n'est pas amené à durer.

"Préparer le réarmement théorique et pratique en perspective de 2012"

Imaginez-vous demain le PS comme un grand parti qui regrouperait toute la gauche, de la gauche centriste à la gauche antilibérale ?
Le PS doit rassembler la gauche et tous ceux qui s'en réclament. Si demain le MoDem dit: 'Je me sens plus de gauche que de droite', je leur dis 'très bien, bienvenue'. Je pense que dans un premier temps il faudrait réfléchir à créer un mouvement ou une fédération de la gauche, dont l'objectif est de commencer à nous rapprocher dans l'opposition à la droite, car il faudra être nombreux, forts, solidaires. Et de préparer un processus de désignation d'un candidat de toute la gauche. Je suis assez favorable à des primaires à l'italienne ouvertes aux citoyens qui voudraient arbitrer et choisir ce candidat-là.

Les militants demandent une meilleure opposition. Vous estimez-vous audibles?
Peut-être pas. Mais on a bien fait notre boulot sur la TVA sociale, même après les législatives. On a été présents sur le paquet fiscal. On a été mal mais on monte en puissance. Je ne suis pas inquiet.

Tout le monde au sein du PS n'est pas d'accord sur la méthode pour s'opposer. Certain sont pour l'opposition frontale, d'autre la veulent raisonnée, comme Manuel Valls, qui estime pouvoir faire un bout de chemin sur certains sujets avec Nicolas Sarkozy. Quelle est votre position ?
Quand l'intérêt général le réclame, on sait être d'accord, il faut arrêter. Mais je suis pour une opposition résolue à une politique qui, jusqu'ici, est la plus réactionnaire qui soit. Il n'y a pas de chemin à faire ave ce gouvernement conservateur.

Pouvez-vous nous parler de votre club, 'La Forge', que vous avez créé?
C'est un think tank qu'on va lancer, avec des intellectuels, fin septembre. L'idée c'est de prendre au sérieux le combat de la gauche. De ne pas s'arrêter au travail d'opposition mais de préparer le réarmement théorique et pratique en perspective de 2012. C'est un instrument qui prépare la bataille idéologique et culturelle qu'on veut mener face à la droite. Il sera au service de toute la gauche. L'objectif n'est pas de sectariser la pensée mais bien de l'enrichir.

Par mjs03 - Publié dans : Rénovation du PS
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 17:27

Le compte est bon. Avoir 40 ans aujourd'hui au PS, et des responsabilités, cela vous classe assurément dans la catégorie des chasseurs d'éléphants et fait de vous un membre à part entière de la relève. Surtout lorsque vous avez, comme beaucoup de vos pairs, déjà guerroyé depuis vingt ans et survécu aux courants. Dans un parti en proie au doute, traumatisé par ses défaites, tyrannisé par un adversaire politique qui a su mettre en avant des visages nouveaux, Benoît Hamon fait partie de ceux, épiés, qui passent enfin de l'ombre à la lumière. Dans cette génération-là, il y a forcément le leader de demain.

Benoît Hamon, député européen et membre de la direction du PS, possède cependant une particularité. Quand ses pairs n'ont plus que le mot refondation à la bouche, allant, comme Manuel Valls, le maire d'Evry, jusqu'à suggérer de rebaptiser le PS, lui défend farouchement le fonds de commerce. "Je ne suis pas un gardien du dogme, s'agace-t-il, enfin si, peut-être. Je n'ai rien contre la modernisation du PS, mais pas telle q v-6-ill-949025-07083016-hamon-x1p1-ori.jpg u'elle s'entend aujourd'hui et selon laquelle pour gagner, il faut être moins à gauche, alors que la droite, elle, assume parfaitement son projet politique."
Il a ses arguments et s'en va partout répétant que "ce serait une hérésie de dire qu'il faut se réconcilier avec le marché dans un parti qui fournit les dirigeants de l'OMC et du FMI", en l'occurrence Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn.

Jusqu'au bout, il est donc resté rétif à l'attraction de Ségolène Royal, pas du tout enclin à suivre ses lancées pour "briser les tabous". "Le donnant, donnant" avancé par la candidate lui semble être " une philosophie très éloignée d'une politique de gauche." "Je trouve préoccupante la dénonciation de l'assistanat qui aboutit à stigmatiser une population parasite, et l'approche de la problématique de la valeur travail a pour le moins été confuse", se justifie Benoît Hamon. Tout cela a, selon lui, "relégitimé la droite sur la question sociale."

Bref, à l'opposé de ses congénères et amis Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, il s'est tenu éloigné de l'ex-candidate à l'élection présidentielle, préférant soutenir, au moment des primaires, Laurent Fabius. Et aujourd'hui, alors que François Hollande se trouve de plus en plus seul, retranché dans sa tour de la rue de Solférino, il fait partie de la dernière garde du premier secrétaire du PS, qu'il n'avait cessé de combattre jusqu'ici.

Au lendemain de la défaite présidentielle, ce dernier en a fait le porte-parole des législatives, débarquant au passage Julien Dray de ses fonctions. Exactement comme il avait fait de Benoît Hamon tout un symbole, en propulsant ce partisan du non à la Constitution européenne secrétaire national chargé des affaires européennes au lendemain du référendum de mai 2005.

Comme Manuel Valls, Benoît Hamon a commencé par s'enrôler chez les rocardiens. "On n'avait pas le choix", assure-t-il, quand on s'inscrivait en terre bretonne, à la fin des années 1980. C'est la montée de Jean-Marie Le Pen qui le pousse, dit-il, à franchir la porte de SOS-Racisme lorsqu'il revient de Dakar, au Sénégal, où son père, ouvrier de l'Arsenal de Brest, a passé quelques années en coopération, avec femme et enfants.

Sa famille n'est pas politisée mais lui se découvre un ambitieux engouement. Très vite, il prend carte simultanément au Mouvement des jeunes socialistes (MJS) au PS et à l'UNEF, syndicat étudiant, pépinière de la gauche. S'il obtient une licence d'histoire à l'université, il fait ses classes dans les clubs de jeunes rocardiens, Forums, où il côtoie Manuel Valls, mais aussi Olivier Faure, actuel directeur adjoint de cabinet de François Hollande.

Il casse tant et si bien les pieds à ses congénères que ces derniers lui confient les clés du MJS, pensant le cantonner dans une succursale de second plan. Las, en 1993, Michel Rocard, premier secrétaire du PS, donne son autonomie au MJS, ce qui aboutit à en faire un enjeu de pouvoir. Le voilà donc le pied à l'étrier, marchant sur les traces d'un Julien Dray et ou d'un Jean-Christophe Cambadélis, recruteurs de jeunes et agents patentés de l'agit-prop étudiante. Plus tard, il sera salarié de la MNEF. "Trois mois, et pour une campagne commerciale", précise-t-il. Le cadet Hamon n'est pas sot. Il crée ses réseaux, forme sa bande Nouvelle Gauche, fait le ménage et installe son influence au point qu'aujourd'hui encore, à 40 ans et bientôt père, il est considéré comme l'un des principaux patrons de la jeunesse socialiste. Le MJS s'opposera vivement à l'ex-candidate avant de faire campagne, toujours en concurrence avec les petits ségolénistes de Désirs d'Avenir.

Ce capital lui permet de côtoyer les grands. En 1995, il fait la campagne "jeunes" de Lionel Jospin puis entre au cabinet de Martine Aubry, numéro deux du gouvernement, où il retrouve d'autres jeunes ex-rocardiens comme Olivier Faure ou Frédéric Martel. Benoît Hamon fait le tour des élus socialistes pour vendre des emplois-jeunes, avant de devenir conseiller politique de la ministre. C'est l'époque de l'adrénaline et des pizzas dans leur boîte en carton engouffrées le soir.

La défaite de 2002 le conduit à travailler à l'institut Ipsos, dans un secteur privé où il n'a guère mis les pieds, mais pas à rester inactif au sein du PS. Cofondateur, avec Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Julien Dray, du courant Nouveau Parti socialiste (NPS) parti à l'assaut de la direction, Benoît Hamon, peu connu du public mais auxiliaire précieux avec son réseau jeunes, est celui que l'on oublie toujours de citer. Ses détracteurs le disent "méchant" ; son ami Régis Juanico, élu député et de toutes les aventures depuis le début, le défend : "Il peut être dur dans ses idées, mais en même temps, il ne se prend pas toujours au sérieux."

Les joutes socialistes aguerrissent cet amateur de rugby, devenu, au fil des ans, bon orateur et redoutable bretteur, capable d'envoyer un Texto vengeur à un journaliste de Libération : "A quand la rénovation des quadras de Libé ?" Le Parlement européen ne fait pas de lui "l'apôtre du compromis pour le compromis", même s'il en "mesure aussi la nécessité".

Il annonce la création de La Forge, un nouveau think thank avec des experts, des intellectuels et "des dirigeants de gauche". Inutile de lui parler de la concurrence des Gracques, ces anciens fonctionnaires socialistes qui plaident pour une alliance du PS avec le centre. "Des zozos", à ses yeux.


Isabelle Mandraud (source : lemonde.fr)

Par mjs03 - Publié dans : Rénovation du PS
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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 18:05
Par mjs03 - Publié dans : Rénovation du PS
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 17:27

Ce titre tout droit sorti d’un grand poème du dernier des grands poètes (MC Jean Gabin ! hein ? si si un grand poète j’vous dis !), ce titre donc pour évoquer mon désarroi provoqué par toutes les traîtrises et autres débauchages…

 
Avant, « quand j’étais petit », je croyais qu’être « à gauche », c’était porter des valeurs, c’était croire en une justice sociale, c’était se battre pour ceux qui n’ont rien ou pas grand-chose, c’était combattre les injustices de toutes sortes… Quand j’étais petit, je me disais que les socialistes étaient de gauche, qu’on pouvait compter sur eux…
 
Et puis… je me suis dit que j’avais sûrement été un peu naïf, que la réalité du pouvoir érodait sûrement un peu les convictions… Jospin était passé par là !
 
Mais aujourd’hui, je suis révolté, aujourd’hui je me rends compte que les socialistes sont gangrenés et même pourris par des personnalités assassines et revanchardes ! La liste s’allonge et les traîtres se dévoilent.
Après Besson, le théâtral traître qui avait planifié son scenario (en effet comment imaginer un délai si court entre son départ et la publication de son livre sans préparation minutieuse ?), après les appels aux ralliements avec le centre avant le premier tour, après les débauchages (Kouchner le premier guignol qui pourtant dans notre département était venu en soutien !) dont le plus marquant (pour ne pas dire le plus dégueulasse et incompréhensible) est celui de Fadela Amara (quelle image que de voir la ni pute ni soumise au bras de celle qui milite contre l’avortement, qui apporte sa bible à l’assemblée pour lutter contre le PACS)… où en étais-je ? … oui, le dernier de la liste, Lang,… lui qui, il y a un an encore s’enorgueillissait d’être un bon soldat du parti lorsqu’il briguait l’investiture…
 
Je suis révolté et perdu : qui désormais portera les valeurs de gauche ? N’y a-t-il pas un espace entre l’extrême rouge et le « centre » vers lequel tend maintenant le futur « Royal parti » ?
 
Il faudrait expliquer en quoi les débauchages sont révoltants. Ca n’est pas que travailler avec Sarko soit vomitif (quoique !) puisqu’il faut bien dans une démocratie être capable de travailler ensemble… mais il s’agit en l’occurrence de travailler POUR Lui, le petit père du peuple. Politique étrangère ? domaine réservé du chef de l’Etat, Kouchner croit il avoir l moindre marge de manœuvre aux côtés de celui qui ne considère les affaires étrangères qu’au service de la France, à l’américaine. Amara croit elle pouvoir changer les choses quand tant de banlieusards vont devoir désormais payer plus de TVA ?
Je veux dire, ce n’est pas du sectarisme que de réprouver ceux qui travaillent avec le président, mais c’est bien par logique et réalisme, car il s’agit de travailler pour lui, pour son programme qui ne changera pas d’une virgule comme il aime à le répéter. Donc, comment justifier un changement de position quand pendant des mois on a expliqué en quoi son programme était contraire à nos valeurs ?
 
Et puis, quelle en est la conséquence ? Aujourd’hui, Sarko voudrait faire croire qu’il n’y a plus ni gauche ni… gauche ! Aujourd’hui, on est avec ou contre Lui, et lui seul… Culte de la personnalité grandissant donc…
 
Qui est là pour faire face ? Qui ?
Que la vraie gauche se réveille, que la rose retrouve ses couleurs, qu’elle ose assumer !
Par mjs03 - Publié dans : Rénovation du PS
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