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C’est une question à poser, mais les arguments sont toujours les mêmes : défiguration du paysage, danger, bruit, perte de la valeur immobilière des terrains à proximité. Et nos médias locaux
ne répondent guère à la problématique, cela doit être la torpeur hivernale…
Les Jeunes Socialistes 03 ont donc menés l’enquête pour obtenir quelques données !
Tout d’abord, rappelons qu’en France, le meneur des « anti-éoliens » n’est autre que VGE, un très grand progressiste. Sous son impulsion on voit fleurir des pseudos associations de défense de l’environnement qui veulent empêcher l’arrivée de ces éoliennes. Et pourtant… Est-ce que ces personnes qui se plaignent d’une quelconque dégradation du paysage, sont allées admirer la vue qu’avaient certains riverains de l’usine d’équarrissage de Bayet ? Ont-ils de sinistres HLM comme peinture tous les matins ? En quoi les éoliennes dégradent le paysage plus qu’une usine ? Une autoroute ? Des lignes hautes tension ?! On se le demande… Selon un sondage commandé par l’Ademe, 61% de la population nationale estime que les paysages sont dégradés par ces éoliennes, mais lorsque la même question est posée à des riverains, il ne sont plus qu’environ 36% à les trouver dégradantes ! 62% des Français se disent prêt à en accepter l’implantation à moins d’un kilomètre de chez eux. (sondages commandés en 2003 et 2004 par l’Ademe à l’institut Louis Harris)

On parle aussi d’une certaine nocivité pour les animaux, particulièrement les oiseaux. Là-dessus, la Ligue Protectrice des Oiseaux (LPO) a mené de nombreuses études. Bien sûr, un parc éolien est impactant sur son environnement en terme de modification de l’habitat d’espèces ou de mortalités accrues (environ un oiseau tué par an et par éolienne). Néanmoins, les éoliennes ont un effet néfaste bien inférieur à celui de l’agriculture intensive, du braconnage, des voitures ou des lignes hautes-tension. Par ailleurs, les oiseaux évitent les zones où se trouvent des obstacles. Enfin, l’installation de parcs éoliens est soumis, comme nous le verrons, à une certaine réglementation. Impossible d’en voir apparaître en travers de couloirs de migration, ou dans des zones protégées.
Pas moins de 27 étapes administratives doivent être franchies avant de voir apparaître des éoliennes sur la verte prairie en face. C’est un processus long, basé sur l’analyse et le dialogue entre différents partenaires. Leur implantation dépend de l’attribution ou non d’un permis de construire par la Préfecture (sauf si elles font moins de 12 mètre de haut). Le lieu doit tout d’abord répondre à certains critères : pas d’éoliennes à proximité des sites protégés pour leur aspect historique, environnemental, etc. Bien sûr, il faut une zone avec suffisamment de vent et à au moins 300 mètres des habitations (en France, la distance est évaluée au cas par cas pour minimiser le bruit). Des Zones de Développement Eolien (ZDE) sont ainsi créées. Une étude d’impact environnemental doit ensuite être menée, généralement par un bureau d’étude agréé et indépendant (analyse des incidences environnementales, sonores, urbanistiques, économiques, sociales, etc.) Si le projet prévoit des éoliennes de plus de 50 mètres, une enquête publique doit être faite pour recueillir l’avis de la population. Avec tous ces éléments, c’est ensuite au Préfet à prendre la décision finale.
Mais enfin….. comment peut-on se proclamer défenseur de l’environnement, et refuser une énergie renouvelable qui soit à la fois plus propre et sans danger nucléaire ! Car il s’agit bien de cela. Après avoir tout misé sur le nucléaire, ce système montre ses limites, les Bretons en savent quelque chose ! Les pics de consommation atteint en hiver, dû en grande partie au chauffage électrique (lequel est par exemple interdit en Suisse car néfaste pour l’environnement) en sont la preuve. Couplé à des centrales en réfection (qui sont onéreuses), la France n’arrive plus à faire face à la demande. Finie l’époque où notre électricité s’exportait ! Aujourd’hui, on en achète aux Allemands, laquelle est généralement produite par des centrales au charbon impliquant de graves pollutions atmosphériques.
L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) estime que 12 259 espèces sont menacées si nous ne changeons pas rapidement notre mode vie, bien trop dépendent des énergies fossiles.
Nous, Jeunes, ne voulons pas que notre cadre de vie se dégrade à cause des manques énergétiques à venir. C’est maintenant qu’il faut penser à l’après pétrole et assurer la transition ! Les éoliennes en sont un moyen, l’Espagne l’a compris et ses montagnes voient fleurir ces longs mâts blancs que certains jugent trop disgracieux.
Mais pour le confort esthétique d’une minorité, sommes-nous prêts à faire marche arrière et à refuser le développement durable qui peut et doit être un moteur pour notre région ? Surement pas ! Après l’échec lamentable de Copenhague, allons-nous aussi mettre en échec nos régions ? Aucune leçon pour les générations future ne serait donc tirée ? Nous ne l’espérons pas… et soutiendrons au maximum les politiques vertes !

La seule éolienne de l'Allier, à Saulzet près de Gannat. Une horreur?...
Sources et infos complémentaires sur le web:
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