La première Assemblée Générale du MJS de l’Allier a été entièrement dédiée à la préparation du VIIIème Congrès du MJS qui aura lieu en novembre prochain à Bordeaux. Dans cette
perspective, les principaux courants du MJS sont venus présenter leurs constats et proposer leurs idées afin que le MJS demeure la première structure de jeunesse pour les années à venir.
Ainsi, Morgane est venue présenter la contribution de TAG (Transformer à Gauche) intitulée « Refonder » (il s’agit du courant majoritaire au sein du
MJS).
Ces dernières années, il y a eu de nombreux mouvements sociaux tel le CPE où la jeunesse a su montrer ses capacités de mobilisation et de réaction face à une droite arrogante. De plus, Sarkozy a
été très habile : il a réussi à faire croire aux Français que le bilan Chirac-Raffarin-Villepin n’était pas le sien. Et ne parlons pas du moral de certains socialistes qui ont éprouvé une
joie extrême à voir Ségolène Royal arriver au second tour ; joie non éprouvée en 2002.
De ce constat, quel enjeu ? REFONDER ! Quelles valeurs lient la famille de gauche ?
Il faut faire en sorte que le MJS continue à être autonome et aussi il faut le développer pour qu'il devienne un point d’entrée d’engagement des jeunes. L’objectif est de toucher plus de jeunes.
La diversité doit être de mise.
Par ailleurs, il faut clairement définir notre rapport au capitalisme dans une société où les services sont devenus prépondérants. Les inégalités demeurent. Le rôle de la Gauche est d’inventer
des réponses au capitalisme.
Pour conclure, il ne faut pas oublier qu’en 2007, les jeunes ont voté contre le Président élu ce qui ne fut pas le cas avec Mitterrand ou Chirac.
Par la suite, Florent, camarade du Puy de Dôme et membre du Secrétariat National du MJS, a présenté la contribution intitulée « Nous ne serons plus la génération des défaites de la
gauche » (il s’agit de la contribution des jeunes sociaux-démocrates).
Nous, les jeunes, n’avons connu que des défaites de la Gauche aux Présidentielles. Nous n’avons jamais vécu sous une présidence socialiste. De plus, le mouvement du CPE a su montrer la force
extraordinaire de la jeunesse.
Quel est le rôle du MJS dans les futures échéances sociales ou électorales ?
En 2007, nous avions tout pour gagner. Mais, force est de reconnaître que le projet était trop flou, trop fourre-tout. Le Pacte Présidentiel était digne du catalogue de la Redoute. C’était un
consensus mou. Et, en plus, le programme socialiste de 2007 n’était pas si différent que cela des programmes de 1997 et de 2002.
Il faut regarder le monde en face. La société évolue et on ne peut panser les plaies avec les recettes socialistes d’hier. En 2008 et 2012, il faut avoir de nouvelles idées et changer les
personnes.
Ainsi, la refondation se fera selon deux angles : un angle idéologique et un angle organisationnel ; ce dernier angle impliquant une organisation plus démocratique pour le MJS (même si
elle tend à l’être de plus en plus) et aussi une organisation qui soit toujours le plus avant sur son temps. (ex : le PACS, idée du MJS reprise par le PS).
De plus, il faut revoir le statut de l’élu et éviter le cumul des mandats. Il y en a ssez que les vieux loups se représentent. A l'Assemblée Nationale, les visages ne changent guère d’une
session à l’autre. Depuis 1981, les têtes n’ont pas changé au PS. Et comment changer le PS avec les mêmes personnes ? D’où il en sort un droit d’inventaire (pour dire ce qui ne doit plus
être fait) et un devoir d’inventer (avoir de nouvelles idées, agir autrement).
La question primordiale es de savoir où l’on va et comment on y va.
Il faut aller vers plus de justice sociale et proposer des idées en harmonie avec notre époque.En 2007, les socialistes ont perdu la bataille culturelle. En 2012, nous gagnerons si nous nous
recentrons sur des idées de Gauche. L’importance doit être d’être en phase avec la société.
Pour terminer, il faut tirer vers le haut, par un travail en commun, cette première organisation de jeunesse qu’est le MJS. Le MJS doit continuer d’assurer une formation politique.
Jérôme, animateur fédéral du MJS de Saône et Loire, a conclu ce tour de table de présentation des contributions. Pour sa part, il nous a présenté celle intitulée « Plus utile »
(il s’agit du courant proche d’Arnaud Montebourg).
Nous sommes, avant tout, tous des Socialistes. Avec le duel Ségolène/Sarkozy, les Français ont montré qu’ils voulaient du changement. C’est dans ce sens que va la Rénovation qui n’est pas q’une
rénovation de façade. Ségolène Royal a fait de nouvelles propositions qui ont pris en compte les évolutions de la société même s’il y a eu un manque de propositions concrètes. Ségolène Royal a
mis en avant la valeur Travail face à celle du Capital, cheval de bataille de la droite.
Au PS, il existe des divergences. Mais, il ne faut pas oublier que les Socialistes ont 98% de points en commun et seulement 2% de différences ; ces 2% étant hyper-médiatisés.
Il faut agir. Cela passe par une réforme des institutions : la VIème République ; même si cela s’accompagne aussi de propositions sociales et économiques.
Il faut faire de l’Europe une Europe sociale qui soit un pôle d’excellence environnementale et économique afin qu’elle soit un véritable contrepoids aux Etats-Unis et à leur pensée libérale.
Il faut écouter les classes populaires qui veulent plus de justice sociale. La question du vivre ensemble doit être clairement posée.
Enfin, il faut rénover la vie politique. L’éthique en politique ne doit pas rester lettres mortes.
MERCI à tous les intervenants pour leurs présences, la clarté de leurs pensées et leurs cordialités.
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