Politique internationale

Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 00:04

L'affaire de la cellule terroriste de Zwickau a bouleversé l'Allemagne ces derniers jours. En effet, une série de meurtres, commis dans toute l'Allemagne au cours des années 2000, contre des gérants de kebabs d'origine étrangère a trouvé son épilogue la semaine dernière : contrairement à ce qu'avaient envisagé les policiers en charge de l'enquête (qui avaient privilégié la piste du grand banditisme : trafic de drogue, blanchiment d'argent, etc...), ces crimes, commis par trois membres du NPD, le parti néo-nazi allemand, se sont avérés être de nature terroriste. La crainte d'un terrorisme d'extrême-droite en Allemagne a ressurgi brutalement dans le débat public.

Lichtstadt---Titelbild-DER-SPEGEL-2011-11-14.jpg Mardi matin, tous les Député(e)s du  Bundestag, l'Assemblée nationale allemande, tous les partis représentés au Bundestag, se sont mis d'accord sur une déclaration commune qui prévoit notamment la mise à l'étude de l'interdiction du NPD. Aujourd'hui, le NPD ne dispose d'aucun Député au niveau fédéral mais, dans certains Länder de l'ex-Allemagne de l'Est, il dispose de conseillers régionaux comme en Saxe (5,6% des voix en 2010, 8 sièges) ou dans le Mecklembourg (6% des voix en 2011, 5 sièges).

Selon un sondage rendu public par ARD, l'une des principales chaînes allemandes, vendredi 25 novembre , 52% des allemands se prononcent pour une interdiction pure et simple du NPD.

Interdire le NPD ne sera toutefois pas facile. En 2001, le gouvernement de gauche de Gerhard SCHRÖDER, le Bundestag et le Bundesrat (le Sénat allemand) avaient proclamé l'interdiction du NPD. Mais, ces trois institutions n'avaient pas le pouvoir constitutionnel de le faire : l'interdiction d'un parti supposé être anti-constitutionnel est effectivement du ressort de la Cour constitutionnelle. Hors, cette procédure, qui avait mis à jour les liens entre le NPD et les services secrets allemands, fut interrompue et s'était soldée par un véritable échec et un gros scandale.

Espérons que cette fois-ci l'Allemagne réussisse à mener à son terme l'interdiction du NPD !

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 00:17

Draghi, Papademos, Monti...et Goldman Sachs

Article paru le 15 novembre 2011 sur le site européen d'information Euronews

Qu’est-ce que Mario Draghi, nouveau directeur de la Banque centrale européenne, Lucas Papademos, nouveau Premier ministre grec et Mario Monti, nouveau Président du Conseil italien ont en commun?

Tous trois de près ou de loin font partie en Europe de ce qu’on appelle aux Etats-unis “le gouvernement Sachs”. Goldman Sachs la toute puissante banque d’affaires américaine, surnommée ainsi car elle y conditionne les marchés et les gouvernements.

Draghi_Mario_02.jpg Mario Draghi

Mario Draghi, diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology, après avoir siégé dans divers conseils d’administration de banques fut de 2002 à 2006 vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs avant de devenir gouverneur de la banque d’Italie.

Un poste clé au sein de la banque américaine, avec notamment une mission : vendre le produit financier “swap” permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine des Etats. Une manoeuvre qui a permis de maquiller les comptes grecs. Moyennant 300 millions de dollars, la banque aurait aidé le pays à entrer dans la zone euro.

Lucas Papademos n’est pas étranger à cette opération financière. S’il n’a pas travaillé pour Goldman Sachs, il fut de 1994 à 2002 le gouverneur de la banque centrale de Grèce, un poste où il a largement contribué à faire entrer son pays dans la zone euro, en participant à la manoeuvre de la banque américaine..

mario-monti-le-14-11-2011-10584236bsvbc_1713.jpgMario Monti

Mario Monti lui, est bien un ancien de Goldman Sachs. Diplômé de l’Université de Yale, après avoir été commissaire européen de 1994 à 2004, il est nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Monti comme Papademos connaissent bien les rouages de la machinerie qu’ils sont sensés relancer.

Et s’ils évitent d‘évoquer ce passé, c’est que la banque est aujourd’hui très contestée, sous le coup de plusieurs plaintes pour fraude, notamment dans l’affaire grecque mais aussi dans la crise des subprimes. Depuis septembre 2011,le gouvernement américain a entamé à son encontre des poursuites judiciaires pour son rôle dans cette crise.

Appelés en sauveurs, quelle sera l’influence de ces hommes liés de près à la crise et désormais à la tête de gouvernements ou d’institutions européennes. Quels intérêts défendront-ils, ceux des citoyens ou de la puissante banque d’affaire? Ils sont nombreux aujourd’hui à poser la question

 

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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 00:02

Le service militaire (ou civil) obligatoire n'existe désormais plus en Allemagne, Et, le cycle d'étude secondaire a été récemment réformé et est passé d'une durée de 9 ans à une durée de 8 ans.

Conséquences : les jeunes allemands décrochent plus tôt leur "Abi" (le baccalaurat allemand) et, n'effectuant plus de service militaire/civil, rentrent très tôt à l'université, lorsqu'ils sont encore mineur(e)s. Ce à quoi s'ajoute une année 2011 très particulière qui a vu deux promotions de lycéens obtenir le bac suite à la réforme du système secondaire.

Les universités allemandes sont donc confrontées à un double problème : le manque de places et l'immaturité supposée de jeunes qui sont encore mineur(e)s.

220px-BibliothecaAlbertina_Leipzig.jpg Université de Leipzig

Pour résoudre les problèmes de logistique, les universités sont obligées d'embaucher en toute hâte des personnels et de louer des locaux de toutes sortes. A Paderborn, certains cours auront lieu dans des tentes d'exposition. Des salles de cinéma sont susceptibles d'être mises à la disposition des universités de Passau et de Hambourg. Bild DEBEKonferenz Wintermantel A Kassel, l'université occupe désormais une église, les cours ont lieu entre les crucifix ! Mais, selon Margret WINTERMANTEL (photo ci-contre), la Présidente allemande de la conférence des recteurs d'universités, ces efforts ne suffisent pas : il manque encore 50 000 places dans les universités allemandes ! De nombreux jeunes allemand(e)s décident donc de remettre leur entrée dans le monde universitaire à l'année 2012 et de profiter de l'année présente pour aller travailler à l'étranger - si toutefois ils arrivent à trouver un emploi, leur minorité étant un sérieux frein à l'embauche dans de nombreux pays.

Quant à l'inquiétude que provoque l'immaturité supposée des nouveaux(-elles) étudiant(e)s - pour la plupart mineur(e)s -, les universités ont quelques appréhensions : le professeur d'université parle normalement d'égal à égal avec ses étudiants, il n'a pas l'habitude de les obliger à faire leurs devoirs. Il a l'habitude d'avoir à faire à des jeunes majeur(e)s, qui ont au moins 20 ans et qui sont complètement autonomes. Cela va donc supposer un vrai changement de culture, au moins pour quelques années, dans les universités allemandes. Par ailleurs, les étudiant(e)s mineur(e)s voient leur autonomie être fortement limitée : leurs parents doivent effectivement se porter garants pour toutes leurs démarches administratives alors que l'entrée à l'université a signifié, pendant des décennies, entrée dan le monde des adultes, accès à l'autonomie.

34AH

Mme Angela MERKEL, Chancelière allemande

La situation dans les universités allemandes est donc très critique. Même le Frankfurter Allgemeine Zeitung, pourtant le journal conservateur de référence en Allemagne, pointe du doigt cette situation. Les conséquences des réformes mises en place par le gouvernement de Mme MERKEL pour réduire les dépenses de l'Etat allemand n'ont pas été assez anticipées. Il est regrettable de constater que les jeunes sont, une fois de plus, les premiers à pâtir de ces réformes. Les jeunes devraient, bien au contraire, être au coeur des priorités du gouvernement allemand.

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 00:12

Henri WEBER, député européen PS de l'eurocirconscription Massif central-Centre dont le département de l'Allier fait partie, a publié une édition spéciale de son journal "Brèves d'europe" consacrée au Conseil européen qui s'est tenu la semaine dernière :

lire Brèves d'Europe n°13

weber

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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 00:05

Communiqué des Jeunes Socialistes de l'Allier

 

Les Jeunes Socialistes de l'Allier se félicitent de l'adhésion de la Palestine à l'UNESCO (organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture) intervenue lundi 31 octobre à Paris. Il est encourageant pour l'avenir de constater que 107 pays (sur les 194 pays-membres de l'UNESCO), dont la France, se soient prononcés en faveur de cette adhésion.

UNESCO_light_bleu-300x234.gif Il est toutefois regrettable que les Etats-Unis aient voté contre et, par suite du résultat, aient décidé de suspendre le versement de leur contribution financière à l'UNESCO. L'attitude de l'administration de M. Obama est très décevante.L'image renvoyée par les Etats-Unis, tant pour leur position vis-à-vis de la Palestine que pour leur renoncement à financer une organisation qui se bat au quotidien pour défendre la culture et l'éducation partout dans le monde, est plus que négative.

Remettre à plus tard la recherche d'une solution viable au conflit israelo-palestinien pour des raisons politiciennes, à savoir s'assurer le vote d'une communauté lors des prochaines élections fédérales, n'est pas digne d'un homme en qui de nombreux espoirs ont été placés, d'un homme qui a reçu en 2009 le prix Nobel de la paix justement pour lui donner une forte légitimité pour régler le conflit israelo-palestinien qui dure depuis plus de 60 ans.

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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 00:03

Une petite révolution a eu lieu en Allemagne ces derniers mois : le service militaire n'est plus obligatoire.

Certes, cela fait un certain temps que les jeunes allemands n'étaient plus obligés de faire leur service militaire ; mais ils devaient toutefois réaliser un service civil de même durée dans des associations ou autre structure d'intérêt général.

L'armé allemande a donc réalisé sa mue en armée de métier : elle sera désormais composée de soldats de métier et de volontaires.thomas-de-maiziere-2010-10-4-9-1-59.jpg

Thomas de Maizière, Minsitre de la Défense

Selon le gouvernement, l'armée allemande sera ainsi plus efficace, pourra à terme intervenir sur plusieurs terrains en même temps pour avant tout apporter son aide aux populations civiles.

Mais, cela cache surtout un argument budgétaire : le service militaire coûtait cher à l'Allemagne. Le supprimer signifie faire des économies, ce qui est bienvenu en ces temps de crise de la dette et de l'euro. En effet, vu que l'armée comptera moins de soldats, moins de bases militaires seront nécessaires sur le territoire allemand. 31 bases seront ainsi supprimées et 33 verront leurs effectifs diminuer. Nombreuses sont les collectivités locales, notamment en Bavière, qui craignent une perte importante pour l'économie locale.

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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 00:02

Dimanche 23 octobre, en Suisse, le pays étranger le plus proche de l'Allier, avaient lieu les élections législatives.

Pour la première fois depuis 20 ans, l'Union Démocratique du Centre (UDC), parti d'extrême-droite, a vu son score baisser, passant de 28.9% (en 2007) à 26.8% aujourd'hui. L'UDC perdrait 7 sièges au Parlement. Ce serait un recul historique ! Il est toutefois inquiétant de constater que ce parti, qui a placé au coeur de son programme la xénophobie et l'europhobie, demeure la première force politique du pays.

drapeau_suisse.jpg

Ce recul de l'extrême-droite ne profite pas à la gauche : les Socialistes se maintiennent au même score qu'en 2007, soit 19% des voix, et les Verts ont subi une défaite historique : ils perdent 7 sièges.

Les électeurs ont plutôt accordé leurs suffrages aux formations politiques de centre-droit : le Parti Bourgeois Démocratique (+ 9 sièges) et les Verts libéraux ( + 9 sièges), ces derniers appelant à concilier le libéralisme économique et la protection de l'environnement.

Les Suisses ont préféré les partis de gauche et de centre-droit ayant une approche réaliste de la situation plutôt que des partis qui proposent des solutions radicales et extrêmes comme par exemple l'arrêt de l'immigration voulu par l'UDC (avec un slogan très choquant : Tu niques la Suisse, tu gicles !")

Ce recul de l'extrême-droite, déjà observé au Danemark en septembre, rassure mais il faut bien évidemment rester vigilant. L'extrême-droite conserve un vrai potentiel et recueille toujours de nombreux suffrages. Les partis politiques de gauche doivent présenter des solutions concrètes et efficaces pour changer la situation, sans tomber dans une surenchère inutile et dangereuse.

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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 00:23

Communiqué de François HOLLANDE, candidat PS-PRG à l'élection présidentielle de 2012

 

L’organisation terroriste ETA a annoncé le 20 octobre qu’après 43 ans de violence aveugle elle renonçait définitivement à la violence.

C’est un jour historique pour l’Espagne ; c’est un jour que toutes les démocraties doivent célébrer avec elle.

espagnedrapeau.jpg J’adresse au gouvernement espagnol mes félicitations pour ce succès. Je veux dire au peuple espagnol mon admiration pour son courage et sa détermination face au terrorisme. Je veux saluer la force de la démocratie espagnole. Elle a aujourd’hui démontré que l’unité des démocrates peut faire taire les armes des terroristes.

Je veux rendre hommage à l’action en Espagne et en France des forces de l’ordre, police et gendarmerie, sans l’action desquelles il ne serait pas possible aujourd’hui de dire que l’ETA ne tuera plus.

Je pense à la dernière de ces victimes, Jean-Serge Nérin, un policier français tué l’an dernier, et à ses quatre enfants. Qu’ils soient assurés, eux et tous les proches des plus de 800 victimes de l’ETA, que nous ne les oublierons jamais.

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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 00:03

Dans son dernier rapport sur la situation de l'emploi chez les jeunes dans le monde entier, l'Organisation Internationale du Travail (OIT) pointe du doigt une situation très grave. 75.1 millions de jeunes sont aujourd'hui officiellement au chômage dans le monde (soit 12.7%). Ce nombre serait bien plus important si on prenait en compte les jeunes sans emploi non déclarés dans des organismes officiels.

oitnavy.jpg"Génération traumatisée" : c'est ainsi que l'OIT qualifie notre génération qui connaît le chômage de longue durée, l'inactivité, ou bien encore le travail très précaire. Dans les pays en voie de développement, le nombre de travailleurs pauvres (c'est-à-dire des jeunes qui travaillent mais qui ne gagnent pas suffisamment pour vivre décemment) augmente de façon préoccupante.

Les conséquences à long terme du sacrifice de notre génération sur l'autel de la crise économique, due aux spéculations de banquiers et financiers, seraient une baisse des salaires dans le monde et la montée d'un sentiment de défiance vis-à-vis du monde politique et du système économique.

Notre génération, la plus dipômée depuis les débuts de l'humanité, se compose de jeunes ultra-qualifiés mais qui n'arrivent pas à trouver un emploi dans le secteur d'activités où ils sont qualifiés et sont obligés d'effectuer, sur une longue période, des "petits boulots", des travaux précaires, à temps partiel, qui ne leur permettent pas d'envisager sereinement l'avenir. D'où la naissance d'un sentiment profond de frustration.

La problématique de l'emploi des jeunes doit être mis très rapidement au coeur des politiques publiques.

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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 19:03

Communiqué des Jeunes Socialistes de l'Allier

La fin de l'épouvantable ère Kadhafi en Lybie est une excellente nouvelle pour le peuple lybien qui a subi pendant plusieurs décennies les folies meurtrières de ce dictateur.

Il est toutefois regrettable que Mouammar Kadhafi n'ait pas pu être arrêté et jugé devant le Tribunal Pénal International (TPI), qui avait lancé une procédure judiciaire à son encontre.

Un grand défi est aujourd'hui lancé au peuple lybien. C'est une chose de tuer un dictateur, c'en est une autre de batir un régime démocratique et économique, où chacun trouve sa place. La France et toutes les démocraties doivent se tenir aux cotés du Conseil National de Transition lybien (CNT) dans ces jours cruciaux pour mettre en place et assurer le pérennité d'un système démocratique en Lybie et également  pour aider le développement économique de ce pays.

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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 00:02
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 00:04

La victoire du "Bloc rouge", lors des élections législatives danoises du 16 septembre dernier, a mis fin à dix ans de pouvoir des partis de centre-droit.

C'est désormais une femme, Helle THORNING-SCHMIDT, qui, pour la première fois dans l'histoire du Danemark, accède au poste de Premier Ministre. Elle sera à la tête d'une coalition de centre-gauche, regroupant les Sociaux-démocrates (son  parti), les Sociaux-libéraux et les Rouges-Verts (extrême-gauche).

thorning.jpeg Helle THORNING-SCHMIDT, nouvelle chef du gouvernement danois

Cette victoire est toutefois à nuancer : la coalition de gauche ne bénéficie que d'une courte avance en sièges au Parlement et les différents partis de la coalition risquent de peiner à s'entendre sur certains sujets, tant les divergences dans certains domaines sont profondes. Cela est d'autant plus préoccupant que les Sociaux-démocrates, s'ils demeurent la première force politique de gauche du Danemark, ont perdu des sièges (seulement 44 sièges conservés) et ont réalisé leur plus mauvais score depuis 1906. La victoire du "Bloc rouge" est donc la conséquence directe du très bon score des Rouges-Verts (12 sièges soit 7 sièges en plus) et des Sociaux-libéraux (17 sièges soit 8 sièges en plus). Nul doute qu'ils se battront pour compter dans la vie politique et pour faire valoir leurs idées et projets. Une chose est sûre : tous sont d'accord pour accroître les dépenses budgétaires afin de relancer la croissance au Danemark (qui, comme tous les pays de la zone euro, connaît une période économique difficile) ; ce plan de relance étant financé par l'ajout d'une heure au temps de travail hebdomadaire des travailleurs danois.

Mais, malgré cette victoire en demi-teinte du centre-gauche, il en est une qui est incontestable : le Parti du peuple danois (DF), parti d'extrême-droite, recule et perd trois sièges. Ce parti, après avoir soutenu pendant dix ans la coalition de droite et lui avoir imposé des réformes anti-immigration et xénophobes, retourne dans l'opposition. C'est une très bonne nouvelle pour la démocratie dans le nord de l'Europe, où les partis d'extrême droite ont, ces dernières années, eu tendance à accroître leur audience électorale.


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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 16:02

Lors de la campagne électorale qui s'est tenue dans le cadre des élections régionales dans le land-capitale de BERLIN, le parti des Pirates, qui a fait son entrée au parlement berlinois avec l'excellent score de 8.9% des voix, a placardé une affiche pour le moins originale appelant à aller plus loin dans la laïcité en Allemagne :

piratenplakat.jpg

Traduction :

Privatiser la religion, maintenant !

Il faut en finir avec le recensement des appartenances religieuses et la collecte de l'impôt au bénéfice des églises par des services étatiques. Votez pour les Pirates !

Les Pirates, groupe de gauche, appelle à une privatisation (ce qui est rare !) mais pas n'importe laquelle, celle de la religion. En effet, les Allemands baptisés doivent payer un impôt (entre 1.5% et 2% de leur salaire annuel) pour financer les églises catholiques et protestantes d'Allemagne. Ils sont obligés de le payer sauf s'ils déclarent quitter l'Eglise devant un tribunal. Cet impôt est collecté via les services du Trésor allemand sur la base des informations communiquées par les églises (notamment au sujet des baptêmes). D'où la proposition du parti des Pirates d'en finir avec la transmission de ces informations relevant de la sphère privée (baptêmes, etc..) à l'Etat  et de ne plus permettre la collecte de cet impôt par le service public : il revient aux églises de collecter par leurs soins cette contribution.

Vive la laïcité !

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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 08:45

Dimanche 18 septembre 2011 ont eu lieu des élections régionales dans le land-capitale de BERLIN.

wowereit-copie-1.jpegKlaus WOWEREIT (SPD) restera Maire de BERLIN

Même s'il a perdu 2.5 points par rapport aux élections de 2006, le SPD, mené par le très charismatique Maire de Berlin, Klaus WOWEREIT, a obtenu 28,3% des voix et demeure la première force politique de la capitale allemande.  Klaus WOWEREIT restera Maire de Berlin, poste qu'il occupe depuis 2001. Die Linke, parti d'extrême gauche qui co-gouverne Berlin avec le SPD, a perdu 1.7 points des voix avec 11.7% des voix. Avec la baisse partielle des résultats électoraux des deux partis qui dirigent actuellement Berlin, la coalition entre ces deux partis de gauche n'a plus le nombre suffisant de députés pour gouverner à l'avenir. Le SPD doit donc prendre un  partenaire supplémentaire ou bien changer de partenaire.

Le SPD pourrait être tenté de mettre en place une "Grande coalition" avec la droite, avec la CDU ; cette dernière ayant obtenu 23,4% des voix dimanche, soit 2 points de plus qu'en 2006. Ou de s'allier aux Verts.

kunast.jpgRenate KUNAST (Verts) dimanche soir à Berlin

Longtemps les Verts ont espéré prendre la mairie de Berlin. Il y a encore un an, les Verts et le SPD étaient donnés au coude à coude. Mais, les Verts n'ont pas su atteindre leur objectif après une campagne où se sont succédés les faux pas et notamment l'hypothèse envisagée par les Verts de ne pas gouverner avec le SPD, mais avec la CDU. Il faut dire que les Verts berlinois, et plus particulièrement sa leader, Renate KUNAST, ne sont pas ancrés à gauche. Ce que les électeurs berlinois ont pu leur reprocher. Au final, les Verts ont certes enregistré une progression très importante, + 4.5 points, pour obtenir 17.6% des voix, mais ils ne pourront briguer le poste de Maire de Berlin. Reste à s'avoir s'ils vont s'allier avec le SPD.

Quant au FDP, les Libéraux allemands qui font partie de la coalition gouvernementale de droite au niveau fédéral, il a subi une sévère défaite : - 5.7 points. Le FDP a obtenu 1.9% des voix. Ayant moins de 5% des voix, le FDP n'aura désormais plus de députés au  Parlement de Berlin. C'est une très mauvaise nouvelle pour Angela MERKEL et sa coalition de droite. Le FDP ne peut plus être à l'avenir un partenaire fiable pour avoir une majorité au Bundestag.

piraten.jpgLes Pirates en liesse, dimanche soir à Berlin

Mais, le véritable évènement de ces élections est l'émergence d'un nouveau parti sur la scène politique berlinoise (et peut-être sur la scène politique allemande en 2013) : le parti des Pirates. Ce parti a obtenu le score impressionnant de 8.9% des voix. Les Pirates font donc leur entrée au Parlement de Berlin. Créé en 2006, le parti des Pirates rassemble avant tout des jeunes de gauche qui détestent la droite (anti-CDU) mais qui ne se retrouvent pas dans les partis de la gauche traditionnelle. Leurs priorités ? La protection des libertés inviduelles, la protection des données sur Internet, la transparence, la démocratie directe et la laïcité. Jugés "amateurs" par tous les partis établis, les Pirates ont su montrer qu'ils représentent aujourd'hui une vraie aspiration vers de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire de la politique, qui est avant tout partagée par les citoyens les plus jeunes.

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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 00:29

Dimanche 4 septembre se sont déroulées des élections régionales dans le land allemand du Mecklembourg-Poméranie Occidentale.

Ce fut un triomphe pour le SPD (Parti social-démocrate) et pour les Verts. Les premiers ont recueilli 36% des suffrages (soit 7 points de plus que lors des élections précédentes) et les seconds ont réussi, avec 8.5% des voix, à dépasser la barre des 5% et ont donc fait leur entrée au parlement régional. Les Verts sont désormais représentés dans tous les parlements régionaux allemands. Die Linke a également réalisé une belle performance (près de 19% des voix) mais n'a pas atteint l'objectif qu'elle s'était fixée.

mek2.jpgLa droite, quant à elle, subit un recul de 4 points avec 23.3% des suffrages. Et, les libéraux du FDP ne seront plus représentés au Parlement régional car ils sont passés sous le seuil des 5% avec 2.8% des voix. C'est un recul très important pour la droite qui a une résonance nationale : non seulement le Mecklembourg-Poméranie Occidentale est le land d'Angela MERKEL, la Chancelière de la république fédérale, mais en plus les deux partis de la coalition de droite qui gouverne actuellement l'Allemagne sortent très affaiblis de ce scrutin. Enfin, il est inquiétant de constater que le NPD (Néo-nazis), même s'il a perdu des voix, risque de se maintenir au parlement régional, étant crédité de près de 6% des voix.

mek1.jpg

Le premier-mnistre SELLERING (SPD) du land de Mecklembourg -Pomméranie occidentale

Reste à savoir avec qui le SPD va gouverner le land : avec ses deux partenaires de gauche, les Verts et Die Linke ? Ou avec la CDU, dans le cadre d'une grande coalition ? Quoiqu'il en soit, le SPD a démontré une nouvelle fois (après son grand succès à Hambourg) qu'il est de retour sur la scène politique allemande.

Prochaine élection : élection régionale dans le land-capitale de Berlin à la mi-septembre. Prochain succès ?

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