Politique nationale

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 00:35

Nicolas Sarkozy face à ses mensonges: malgrès les diverses déclarations de son quinquennat, il aura créé ou augmenté plus de 45 nouvelles taxes qui chaque jour, pèsent sur le dos des contribuables les plus modestes!

Et c'est lui qui souhaite encore augmenter la TVA, impôt le plus injuste, de 1,6%!

Il est temps d'agir avec François Hollande pour un vrai système de répartition des richesses.


Nicolas Sarkozy : premier créateur de taxes... par PartiSocialiste

Parti socialiste - François Hollande - TVA - Nicolas Sarkozy - taxes

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 00:06

L'Association Nationale des Conseils d'Enfants et de Jeunes (ANACEJ) a présenté le 25 janvier ses propositions pour les élections présidentielles et législatives de 2012.

ANACEJ.jpgL'objectif de ces propositions est de faire de la jeunesse une réelle ambition pour la France, et non pas un simple argument de campagne. Les droits de l'enfant doivent être au coeur des préoccupations futures des élus et l'ANACEJ souhaite également que les jeunes puissent construire leur citoyenneté en ayant la possibilité de s'investir concrètement dans leur commune ou ailleurs (associations, conseils de jeunes, projets participatifs, etc.). Les inégalités entre territoires doivent également être corrigées en ce qui concerne par exemples les structures d'accueil ou d'éducation. Le droit à "l'éducation-formation" doit être garanti tout au long de la vie avec comme objectif l'autonomie de l'individu. Un service d'orientation scolaire et professionnelle doit être construit pour éviter l'orientation subie. Enfin, l'association propose de réfléchir à une réelle politique jeunesse dans les collectivités.

La jeunesse étant l'avenir de notre pays, la classe politique doit se saisir de ces propositions pour, peut-être, éviter le repli sur soi grandissant, et le désinterêt des jeunes à la chose publique.

Vous pouvez retrouver les propositions de l'ANACEJ ici.

ANACEJ - jeunes - présidentielles - législatives - citoyenneté

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 00:17

Mot à mot aujourd'hui, c'est la TVA sociale ou CSC, la prestation télé de Sarkozy, Bayrou et de Villepin et même de la farine...


Mot-à-mot, une semaine de campagne. J-79 par PartiSocialiste

Parti socialiste - mot à mot - TVA sociale - Sarkozy

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 00:58

Le site Megaupload, utilisé pour l'hébergement de données, a été fermé par le FBI pour diverses raisons (piratage, blanchiement d'argent, etc.)

Si cette fermeture a suscité un tel émoi, c'est aussi parce que Megaupload est très largement utilisé pour le téléchargement gratuit de films, des oeuvres protégées par le droit international.

A l'Assemblée, bien peu de Députés ne semblaient connaître ce site et l'actualité que sa fermeture a générée. Mis à part Jean Mallot, député de l'Allier et quelques autres parlementaires, bien peu ont su répondre aux question de Fanny Lesbros pour Libération...

Megaupload - Jean Mallot - députés - Assemblée - FBI
Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 00:45

pole_emploi_.jpg Le nombre de demandeurs d'emploi a encore augmenté de 29 700 en décembre 2011 le portant à plus de 5 200 000 en France et dans les DOM - TOM, souvent oubliés. Près de 50,4% des inscrits ne perçoivent aucune indemnité: trop jeunes pour le RSA (même pour le RSA dit "jeune"!), moins de 4 mois travaillés, etc.

Jamais le chômage n'a été la priorité du président Sarkozy! Elle sera celle de François Hollande!

Nous disons oui au contrat de génération.

Nous disons oui au 150 000 emplois d'avenir.

Bref, nous disons oui au changement, maintenant!

chômage - contrat de génération - le changement c'est maintenant - emplois d'avenir

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 00:32

Cette semaine, l'actualité est très connectée... ou pas. Retrouvez les pannes d'arguments de la droite, Hervé Morin et les dénigrements du gouvernement.


Mot-à-mot, une semaine de campagne. J-86 par PartiSocialiste

Parti socialiste - gouvernement - mots

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 00:51

Exclusif! Le Parti socialiste a réussi à percer le mystère de la fabrication des éléments de langage de l'UMP! Démonstration en image, ou comment accoler les mots "TVA" et ""social"


La cellule : les coulisses de la "TVA sociale" par PartiSocialiste

Parti socialiste - TVa sociale - éléments de langage

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 10:27

Aujourd'hui, la perte du triple A, François Bayrou, Claude Guéant, l'affaire des fadettes et le sommet de crise.


Mot à mot, une semaine de campagne, J-93. par PartiSocialiste

PS - triple A - Claude Guéant - fadettes - sommet de crise

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 00:04

Qui a dit en 2007 : ""Si on s'engage sur 5% de chômeurs et qu'à l'arrivée il y en a 10, c'est qu'il y a un problème ! Si au bout de mon mandat je ne suis pas arrivé à 5%, et bien je le dis aux français, c'est un échec, j'ai échoué, et c'est aux français d'en tirer les conséquences !" ???

Réponse en vidéo :


Nicolas Sarkozy - chômage - 2007 - échec

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 00:29

La guerre d'Accoyer, la pucelle de Le Pen, les restau "populaires" d'Estrosi... en vidéo!


Mot-à-mot, une semaine de campagne. J-100 par PartiSocialiste

 

Et aussi...

TVA sociale, fausses polémiques de la droite, affaire Karachi ... 


Mot-à-mot, une semaine de campagne. J-107 par PartiSocialiste

Accoyer - Le Pen - Guéant - Estrosi - guerre - TVA sociale - Karachi - vidéo - PS

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 08:12

M. ACCOYER, Président de l'Assemblée Nationale, a déclaré, lors de ses voeux, que "si la droite rate ce rendez-vous (ndlr les présidentielles de 2012) de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre" . La gauche en général et François HOLLANDE en particulier sont visés par cette attaque qui rabaisse encore un peu plus le niveau de la campagne présidentielle.

4b169dc4-3904-11df-9d38-a5efe6e5d782.jpg M. ACCOYER, comme malheureusement beaucoup de ses ami(e)s à l'UMP actuellement, montre son manque patent de connaissances et de réflexion ainsi que sa préférence pour les raisonnements à la Marine Le Pen, c'est-à-dire des raisonnements simplistes, des raisonnements primaires : "La gauche, c'est la guerre" , "après nous, c'est le chaos".

Ces propos sont d'autant plus indignes qu'ils émanent d'un des plus hauts personnages de l'Etat.  

M. ACCOYER doit immédiatement présenter ses excuses. Dans le cas contraire, il ne serait plus digne d'occuper cette fonction qui oblige à un minimum de retenue et de neutralité.

Que M. ACCOYER fasse preuve de responsabilité et de courage !


Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 00:24

Nous venons juste de l’apprendre tant les medias ont essayé de tenir l’information secrète: une nouvelle intrusion a eu lieu sur un site nucléaire, celui de Chinon, le 6 janvier dernier. Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a en effet réussi à s’introduire dans la centrale sans rencontrer aucune opposition ! Selon nos informations, il aurait réussi cet exploit en prenant l’apparence du Père Noël et en procédant à une distribution de Taser auprès des personnels de sécurité. D’autres cadeaux vont être distribués : nouveaux barbelés, équipes cynophiles, etc. pour un coût de plusieurs centaines de millions d’euros!

Gueant.jpg

Se prémunir contre les intrusions « non terroristes », c’est sans doute bien, mais ne vaudrait-il pas mieux réfléchir sereinement à la sécurité des centrales, tant du côté des risques naturels, que des risques terroristes ? Ces derniers n’ont pas été traités dans le rapport d’inspection de l’ASN…

Les diverses mesures de protection des centrales vont faire croître le prix de l’électricité d’origine nucléaire, aussi, n’est-il pas temps, de développer sérieusement d’autres filières de production énergétiques comme la valorisation de la biomasse, l’éolien, le solaire ou la géothermie ?

intrusion - nucléaire - centrale - Guéant - Taser - ASN

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 00:14

Ci-dessous, une tribune publiée dans le journal Le Monde du 7/12 par Clémentine Autain relatif aux Sociétés Coopératives Ouvrières.

"Là où la SNCF puis Louis Dreyfus Armateurs (LDA) ont renoncé, des salariés de Seafrance imaginent investir leurs indemnités de licenciement pour remettre à flot les navires qui relient la France à l'Angleterre. A l'imprimerie Hélio-Corbeil, dans l'Essonne, on s'apprête à sauver une centaine d'emplois par la reprise de l'activité en société coopérative ouvrière de production (SCOP). Les salariés de Fralib (Unilever), qui fabriquaient le thé Lipton, planchent sur une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), qui permet d'associer salariés, collectivités publiques et entreprises privées. La coopérative se rêve, se discute, se construit.

L'idée de créer une société coopérative et participative apparaît de plus en plus comme une solution envisagée par les salariés d'entreprises menacées. Ce regain dit à la fois l'esprit de combativité qui résiste à l'air du temps, la soif de démocratie et l'envie de retrouver du sens à la production commune de richesses.

Je comprends que, à Seafrance et ailleurs, certains hésitent. Ces temps de chômage massif et de précarité ne sont pas les plus favorables pour l'élaboration de projets à long terme, ambitieux, collectifs, avec la prise de risque qu'ils comportent. Contrairement aux idées reçues, le néolibéralisme n'est pas l'ami de l'initiative, ni individuelle ni collective.

L'insécurité régnante conforte le repli et la peur ; elle mine la créativité et la mobilité. Je comprends aussi que l'on puisse se demander si les salariés ont à porter seuls un tel poids financier. Je ne juge pas, je n'ai pas de conseils à donner à ces hommes et femmes qui jouent leur emploi, leur argent, leur avenir.

Chacun se demande certainement, au fond de lui-même, si cela en vaut la peine, si le pari peut être gagné. Ils doivent s'interroger : en sont-ils collectivement capables ? Pour investir six mois, un an ou deux de salaire, il faut avoir de solides arguments... Seuls les salariés sauront si le projet industriel et commercial vaut d'être porté.

Comme gérante d'une SCOP, qui fait vivre le mensuel Regards, je veux dire ma conviction que la mobilisation exceptionnelle d'énergie positive toujours suscitée par le projet puis la création d'une SCOP peut, dans bien des cas, constituer une véritable solution.

Un documentaire de Mariana Otero, Entre nos mains, sorti en juin 2010, en a porté témoignage : dans l'industrie textile, des femmes et quelques hommes se sont découvert le courage de porter un projet industriel pour sauver la production de sous-vêtements et leur emploi. Cette découverte d'une capacité à penserensemble une affaire économique, une entreprise est une révélation. En ces temps où la dignité des travailleurs est si souvent mise à mal, l'idéal de la coopérative - un individu, une voix - est une bouffée d'oxygène. La coopérative est une forme ancienne de société, mais elle trouve aujourd'hui toute sa modernité.

Ce qu'elle met en jeu constitue, en ces temps de crise, une partie de la solution économique, industrielle et sociale. De plus en plus de salariés l'envisagent comme un recours quand leur entreprise est en difficulté ou quand se pose la question de la relève du patron historique - défi imminent pour des dizaines de milliers d'entreprises. Mais la SCOP n'est pas d'abord une solution pour faire face aux crises.

Des fleurons dans le secteur des services aux entreprises (Chèque Déjeuner), dans le secteur industriel (Acome), dans celui de l'ingénierie ou du bâtiment fonctionnent en SCOP, parfois depuis des décennies. Qu'on se le dise : la coopérative est souvent performante économiquement et solide dans la durée. Parce que le capital est majoritairement entre les mains des salariés, les SCOP ne se délocalisent pas. Parce que l'entreprise appartient aux salariés, ceux-ci vivent une expérience inédite, d'un grand intérêt pour eux-mêmes, ce qui donne du coeur à l'ouvrage.

Ce n'est pas un long fleuve tranquille, mais c'est autre chose que de se sentir un pion dans l'entreprise. Parce que chacun compte pour un et que l'avis de tous et toutes est entendu, la SCOP est une forme d'entreprise adaptée aux temps où l'imagination et le besoin d'entreprendre doivent être au plus haut. Quand il fautredéfinir les finalités d'une activité, construire les conditions de sa viabilité, on a absolument besoin de ce partage d'expérience et de responsabilité. La démocratie est le carburant des SCOP : c'est assez loin du fonctionnement traditionnel des entreprises "normales".

Même si, au quotidien, ce partage de la décision n'est pas une sinécure, bute sur les inégalités de capital culturel, sur les rapports de domination en tous genres, c'est dans cette originalité que réside son intérêt, sa pertinence pour l'avenir. Il fautsavoir se défaire des a priori sur ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Quand il faut inventerréajuster ou redéfinir le projet de l'entreprise, la mobilisation des salariés est un atout inestimable. Coopérateurs, ils y sont incités.

Les SCOP se déploient dans le marché réel. Elles n'ont pas, à elles seules, les réponses à tous les dérèglements du néolibéralisme, de la financiarisation de l'économie, de la concurrence au mépris du bien commun.

Mais elles doivent faire partie d'une politique qui cherche une alternative aux désordres actuels. Car dans les SCOP s'éprouve un autre partage des pouvoirs, des richesses et des savoirs. Nous sommes très nombreux à être très fiers et pleins d'espoir devant l'audace de tous ces salariés qui osent le projet coopératif. Ils méritent notre solidarité et le soutien de la puissance publique."

 

tribune - Le Monde - Clémentine Autain - SCOP

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 00:58

 

L’Agence de Sureté Nucléaire vient de remettre son rapport d’inspection des 58 centrales française au premier ministre, François Fillon, en début de semaine.

Aucune surprise dans le résultat des inspections : selon l’ASN, toutes nos centrales sont aptes à la production d’électricité. Toutefois, elles devront réaliser d’importants travaux pour renforcer leur sécurité et palier à certaines failles pointées du doigt depuis plusieurs années. Les mesures ne sont pas chiffrées, mais s’élèveront à plusieurs milliards d’euros jusqu’en 2018 au moins selon André-Claude Lacoste, président de l’ASN dans une interview accordée au Monde du 4/01 : mise en place d’une force d’action rapide mobilisable en moins de 24h, création d’un noyau dur de protection des systèmes, qui doit être défini avant le 30 juin avec les exploitants des centrales, protection des sols et eaux en cas de fusion du réacteur, etc. L’objectif est de pouvoir faire face à "une situation extrême" selon un communiqué repris par Libération.

dessin-nucleaire-rouge.png

La fermeture de la plus ancienne centrale française en fonctionnement, Fessenheim, n’est pas demandée par l’ASN. C’est désormais à l’Etat de trancher. Son radier devra être renforcé, sa conception étant mise en doute depuis plusieurs mois.

Toutefois, l’enjeu du débat énergétique n’est pas de décider la fermeture ou non de cette centrale, mais de ce que nous voulons pour produire de l’électricité demain.

Il est a regretter, cependant, qu'un tel audit des centrales n'ait été commandé qu'après une catastrophe nucléaire. La sécurité de nos centrales, et donc de l'environnement et de nos concitoyens est primordiale et ne devrait souffrir d'aucune "économie". De plus, les stress test effectués ne tiennent pas compte du risque accidentel ou technologique, mais seulement des risques naturels. Certaines questions restent donc en suspend quant à l'intrusion de personnes non habilitées dans les centrales, un accident d'avion, volontaire ou non, etc.

rapport - nucléaire - centrale - ASN - Fessenheim - électricité - environnement

 

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 00:30

Dans son édition du 29/12/11, Le Monde a publié un tour d’horizon succinct des politiques culturelles de différents Etats européens replacées le contexte de crise actuel ("L'Europe de la culture au rabot de la rigueur", Clarisse Fabre). En quelques mots, les pays fortement touchés tels la Grèce, le Portugal ou l’Espagne voient leur politique culturelle nationale s’affaiblir. De grandes manifestations grecques se lancent sans savoir si elles ont le filet des subventions, le ministère de la Culture portugais a disparu, les communautés espagnoles ne peuvent suppléer aux nombreuses baisses de l’Etat. Un mouvement mis en parallèle avec la progression de la droite en Europe dont les mesures de rigueur sont peu clémentes avec la culture, comme elle en fait les frais aux Pays-Bas. Pire encore en Hongrie où le gouvernement conservateur réduit non seulement les financements mais s’engage de plus en plus dans un contrôle de la culture.

Dans ce tableau un peu apocalyptique, la Suède, l’Allemagne et la France sont mentionnées comme de bons élèves : elles font partie des rares pays dont l’enveloppe ministérielle pour la culture augmente. Néanmoins, si le correspondant du Monde en Suède a l’honnêteté de préciser dans le petit paragraphe qui lui est réservé que l’apport de l’Etat ne représente que 25% des financements culturels (contre 35% des régions, 24% des communes, 20% d’autofinancement), ce n’est pas le cas de l’auteure de l’article principal portant sur la France.

La journaliste reprend les mots de Frédéric Mitterrand mettant en avant « le choix courageux » du gouvernement français qui augmente son ministère de la Culture et de la Communication mais cet effort est vite relativisé. L’article revient sur une ambition diminuée par des votes au Parlement et des décisions du ministère du Budget et porte une attention particulière au Centre National de la Cinématographie, qui voit ses apports financiers s’amoindrir, ou aux effets certainement dévastateurs de la hausse de la TVA . Pourtant, une énorme lacune occupe tout l’article : la culture est ici résumée au seul apport de l’Etat… autrement dit à l’acteur qui ne finance qu’un tiers de la culture en France.

Effectivement, la situation financière de la culture est décrite sans aucune mention de l’apport des collectivités territoriales qui, en 2006, finançaient deux fois plus la culture que l’Etat…

Budgets culturels en 2006 (en millions d'euros)

 

Etat

Collectivités territoriales

 

Communes

EPCI

Départements

Régions

Budget global

2 900

4 357

842

1 292

556

7 047

%

29,2%

43,8%

8,5%

13,0%

5,6%

70,8%

Chiffres du DEPS – ministère de la Culture et de la Communication

 

Or, si la culture en France subit la crise, c’est bien au niveau des collectivités territoriales. Les chiffres présentés dans ce tableau sont les derniers disponibles, mais en 2006 la crise n’avait pas encore frappé. Il sera intéressant de pouvoir réaliser la même comparaison avec les budgets suivants… Outre la situation économique, les collectivités subissent une réforme fiscale et une réforme territoriale qui laissent l’avenir de la culture incertain. La suppression de la taxe professionnelle et le gel des dotations censées les compenser représentent une vraie perte de moyens. Les collectivités territoriales réclament inlassablement les moyens adéquats pour remplir leurs missions… Obligés de faire face à des dépenses sociales croissantes, plusieurs Départements ont ainsi tendance à réduire leur budget culturel. Dans le même temps, le renforcement des structures intercommunales laisse la porte ouverte à une politique culturelle réinventée dans les territoires. Certains chercheurs en politiques culturelles espèrent beaucoup de ce changement qui pourrait voir les collectivités territoriales s’autonomiser de modèles de politiques culturelles « classiques », initiées au niveau national mais fortement critiquée aujourd’hui.

Mais après tout, pourquoi vouloir financer la culture ? Posons la question ! Ne vaut-il pas mieux se consacrer à l’emploi par exemple ? La culture c’est la découverte, l’ouverture, l’échange. C’est se changer les idées mais aussi voyager assis, se mettre en question et avoir matière à réflexion, avoir une autre perception de la société, une critique, ou juste sauter dans tous les sens au son d’un groove bien pensé. Alors oui, quand on n’a qu’un euro, utilisons le pour manger. En revanche, n’est-ce pas le rôle des pouvoirs publics que d’assurer une bonne éducation et l’accès à la culture ? La liberté d’expression ? Sans oublier que la culture est un secteur transversal et que ce sont aussi des emplois (plus 2% de la population active en 2005 – rappel : 3% pour l’agriculture). Alors, allons vers la culture pour tous ! Et on se dirige alors vers les vastes débats qui occupent les esprits de la plupart des acteurs culturels, entre la démocratisation culturelle (« faire partager au plus grand nombre ce que l’on a cru devoir réserver jusqu’ici à une élite », Vilar) , la démocratie culturelle (toute personne est porteuse de culture, toutes les cultures se valent), la diversité culturelle (la valorisation de la richesse des différences culturelles), l’agenda 21 de la culture (la culture quatrième pilier du développement durable), etc. Et comme le soulignent désormais certains, il y a un petit problème aussi du côté des « cultureux », de grandes scènes nationales, de certains artistes, qui pourraient avoir tendance à oublier d’élargir leur public pour ne s’adresser qu’à leur sérail de fidèles sympathisants...

Pour terminer, en ces temps de crise et de rigueur, posons simplement la question : si le « consommer » reste bien sûr international, pourquoi le « produire français » ambiant ne s’appliquerait-il pas aussi à la culture ?

politiques culturelles - le Monde - subventions - départements - europe

Par Jeunes Socialistes 03 - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés